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samedi, 22 août 2015

Un petit air de Don Camillo !

Avez-vous remarqué ?

L’avez-vous entendu ?

 

Tante Agathe en revenant du marché, après s’être attardée dans de grandes discussions avec des amis n’avait pas prêté attention au temps qui court...

Il était midi ...

Tante Agathe fut alors surprise d’entendre pour la première fois l’horloge de l’école égrener les douze coups de midi !!!

Depuis quelques temps l’horloge de la République sonne de nouveau l’heure, jusqu’à présent apanage de l’horloge de l’église.

Chacun pourra, se réjouit Tante Agathe, avoir l’heure qui lui convient le mieux.

Il reste à espérer que Tante Agathe n’aura pas à se demander si sa montre retarde, ou avance, si d’aventure l’horloge « républicaine » et l’horloge « ecclésiastique » faisaient la course à celle qui sonne la première.

Tante Agathe a retrouvé plusieurs coupures de presse du 18 janvier 2014 qui annonçaient le remplacement de l’ancien mécanisme de l’horloge (confié depuis  à l’écomusée des MémoiRes de Puisserguier) par une mécanique électrique.

 

01.18 Midi libre 18 janvier 2014.JPG

 

Mais il n’était pas précisé dans cet article que midi serait annoncé par la cloche de l’école...

A propos de cette horloge de notre patrimoine local, Tante Agathe a relu un paragraphe qui lui est consacré dans le tome 2 de « Puisserguier raconte ses mémoiRes » :

« Nous avons à Puisserguier, deux horloges qui donnent l’heure au village. Une se situe tout en haut du clocher de l’église, c’était un mécanisme à poids qu’il fallait remonter une fois par semaine, depuis le rez de chaussée de l’église avec une grosse manivelle.

L’autre, elle aussi à poids, se situe sur la façade de l’ancienne école des garçons, on y accède par l’appartement du directeur à l’aide d’une longue échelle.

Le préposé au remontage était un employé de la mairie qui devait chaque semaine prendre l’heure à l’horloge parlante du poste de radio (au 4ème top, il sera...) pour une mise à l’heure exacte.

Il n’y avait que l’horloge de l’église qui sonnait l’Angélus de midi et de 7 heures du soir.

Avec le progrès, la municipalité de l’époque a changé le mode manuel de remontage par un système électrique. ».

 

2014  7 mars 029.jpg

 Le mécanisme présenté à l'écomusée des MémoiRes.

mardi, 04 août 2015

Sur la Promenade,... Une fête d’été bien morose !

Tel un pétard mouillé,... c’est l’impression que Tante Agathe a ressenti en se rendant à plusieurs reprises sur cette promenade, triste à mourir, en ce dimanche de très beau temps qui aurait du être un jour de fête.

Tante Agathe s’était laissée dire que plusieurs réunions en mairie avaient eu lieu pour mettre en place cette fête populaire autour d’associations réunies pour cette occasion !

Mais, chacun pour soit et « Dieu » pour tous a été semble-t-il l’adage du moment, où la loi du plus fort l’a encore emporté, au grand dam de Tante Agathe.

 

tante agathe

 

Quatre stands montés à la « va-vite » pour combler l’espace vide devant une scène déplacée arbitrairement dans l’urgence pour accueillir la « Confrérie »....

A noter qu’à St Christophe cette cérémonie est indiscutablement dans son élément et attire logiquement les amateurs du genre.

En fait, se redit Tante Agathe, qu’apporte cette procession  à la fête d’été?

RIEN, DE RIEN..., chantait Edith Piaf !!!

Mobilisation du lieu pour une heure de causeries, d’autocongratulations !!!

Même si les adeptes de l’apéritif gratuit ont laissé, cette année encore, croire que le « chapitre » était porteur.

En écoutant les discours, Tante Agathe a toujours un pincement au cœur en pensant alors à feue la Cave coopérative... qui ne méritait pas cette fin dans une telle indifférence générale…

Quel processionnaire a pris le temps, par exemple, de déguster des huîtres, de visiter les animations…

Alors se demande Tante Agathe, à quand un vrai rassemblement qui permettra, non pas de fédérer  mais de faire travailler ensemble les associations du village désireuses de le voir vivre et s’amuser ???

Mais pourquoi s’interroge toujours Tante Agathe, ne pas avoir installé à chaque point stratégique (entrée parking promenade, place de la République, place de l’église, parvis de la cave, maison du Peuple...) des panneaux comme ceux pour les élections affichant les programmes de chaque participant ?

Cela permettrait une meilleure communication et la population pourrait ainsi se balader d’un point à un autre en toute connaissance des festivités proposées.

Hey ! Tante Agathe, t’as finie de rêver éveillée !!!...

 

Belle bouffonnerie !!!

 

Dans l’édition du 2 août de Midi libre il est rapporté les propos suivant :

« N’en déplaise à ceux qui les critiquent, qui ne voient que le folklore de la tenue vestimentaire, l’Unesco a reconnu le repas gastronomique des Français au rang de patrimoine immatériel de l’humanité. »....

Sauf que, aimerait faire remarquer Tante Agathe, si l’Unesco a retenu le « repas gastronomique des Français », elle n’a pas retenu la « tenue vestimentaire » qui relève bien du folklore.

Cette « tenue vestimentaire » n’a donc rien à voir avec le « patrimoine immatériel » comme aimerait le faire croire les propos restitués dans cet article....

Ce raccourci « patrimonial » vise, comme d’habitude, à tromper l’auditoire.

.... « Notre région, riche de vins et de productions du terroir a donné naissance à de nombreuses confréries bachiques, gastronomiques, historiques, et épicuriennes qu’il est nécessaire de mettre à l’honneur »..... « .... citant la vingtaine de confréries... »....  « Des sociétés où le vin était, bien entendu, représenté, mais aussi les tripes, les olives, les coquillages, le pain... »....

Remarquable liste d‘hôtes ne peut que constater Tante Agathe... Du lourd, du solide...

Mais, se dit-elle, et si chacun avait présenté les produits qu’il glorifie !!!

Comme Tante Agathe, vous auriez pu trouver une Promenade quasi pleine de barnums proposant ces «  vins et de productions du terroir » défendus avec tant de faste et de passion.

Une participation effective aurait ainsi donné un sens très attractif à cette mission patrimoniale.

Mais que nenni !

Alors nous direz-vous, quel objectif ?

Se retrouver tranquillement à l’écart, après avoir laissé un immense espace désertique derrière eux, pour des libations auxquelles, semble-t-il, la présence du bon peuple de Puisserguier n’est pas souhaitée.

En résumé, et en se répétant, Tante Agathe trouve que cette tradition, légitime au temps où l’esprit coopératif prévalait sur l’individualisme et le tout commercial, n’amène aucune notoriété à la fête d’été du village et surtout aucune retombée économique aux animateurs locaux, commerçants ou associations.