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02/09/2007
Il paraît que nous sommes en vendanges !
Difficile d'ignorer que les vendanges ont débuté.
En effet, Tante Agathe, très tôt le matin... Dès 3 H30 !... est brûtalement tirée de son sommeil par le hurlement des machines à vendanger.
Un vrai cauchemar !
Qui se souvient de ces vendanges d'autrefois alors que le cheval était roi ? Même qu'on l'appelait par son prénom "Hey Gamin!".
Mamie Gâteau, une fois encore puise dans ses souvenirs :
"Il paraît que nous sommes en vendanges.
Vous vous en étiez rendu compte ?
Si ce n’était pas les grosses machines à vendanger qui traversent le village on ne pourrait vraiment pas s’en douter.
Où sont les vendanges d’antan !!!
L’arrivée des espagnols dont certains ne sont jamais repartis ayant trouvé une fille à leur goût à Puisserguier, le départ des « colles » tous les matins, l’odeur du moût dans le village, le travail certes, mais dans la bonne humeur, les filles qui se permettaient de « farcir » les garçons et les garçons de « capouner » (mordre ou embrasser) les filles pour la moindre grappe de raisin oubliée sur la souche, la « saquette » tirée du panier et dégustée à l’ombre réparatrice d’un arbre, l’eau fraîche du cruchon en grès, la collation offerte par le propriétaire le dernier jour de la récolte. Autant de souvenirs qu’évoquent pour moi les vendanges.
Je sais bien qu’il a fallu sacrifier à la modernité et surtout à la rentabilité, mais au risque de passer pour la mamie « ronchon » de service, je regrette beaucoup que les traditions se perdent et je me demande bien, ce que vont pouvoir raconter à leur descendance les jeunes actuels.
Je crois bien que c’est la rentrée qui me rend pessimiste et j’essaye de me dire que nous vivons tout de même une époque formidable !!!!"
Mamie Gâteau
Les photos ont été aimablement prêtées par la Famille Garin que Tante Agathe tient à remercier.
Je réponds au message de ma mamie que j'aime fort.
Mamie t'écris trop bien, bisous.
Camille.
En 1960, Grand-père mettait autant de temps pour aller vider ses 12 comportes à la cave coopérative de Puisserguier depuis la vigne des "Goudailles", que n'en met le TGV pour relier Lyon à Paris. Il faut dire que le transport dépendait aussi du bon vouloir de la mule de service... Et durant ce laps de temps, seul avec Grand-mère, nous remplissions tous les récipients de grappes de raisins coupées à la main. A cette époque les petits-fils préparaient ainsi leurs prochaines rentrées scolaires et ils emplissaient aussi leurs têtes de merveilleuses anecdotes.
EMILE
06:25 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : notre village, famille, actualités









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